Le Prophète de l’Imperium : Francis Parker Yockey (1)
C’est un vrai cadeau que les Editions Avatar viennent d’offrir aux nationalistes non anglophones en publiant ” Le Prophète de l’Imperium : Francis Parker Yockey “. Imperium est un ouvrage essentiel à la compréhension de l’idéologie d’extrême droite au XXe siècle. Sa traduction française, entravée par des lois terroristes, continuant à se faire attendre, près de cinquante ans après sa parution, ce livre apporte enfin ne information en profondeur sur l’un des personnages le plus intriguant du siècle passé.
Il présente des textes importants contemporains de Yockey : Willis Castro, Julius Evola, Revilo Oliver, Pietr Wilkinson. Auxquels il ajoute des recensions très pertinentes de Christian Bouchet, Jean Mabire, Kerry Bolton, James Hall et Martin Kerr. Cette dernière étant un commentaire bienveillant de la remarquable biographie souvent critiquée – de Kevin Coogan, Dreamer of the day : Francis Parker Yockey and the Post-Fascist International.
L’ensemble illustre avec précision les conceptions visionnaires que ce solitaire développa au cours de ses années de cavales à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord. On regrettera cependant la critique inutilement acerbe que fait Theodore O’Keefe du livre de Coogan. N’apportant rien à la connaissance de Yockey, elle permet simplement à l’un des dirigeants de l’Institute of Historical Review de régler ses comptes avec Willis Castro dont la Barnes Review, concurrente de l’IHR, publie les écrits les plus importants de Yockey.
La première partie du livre reprend une série d’articles dans lesquels l’Américain approfondit certains aspects d’Imperium. La plupart de ces articles, accessibles sur internet mais rarement traduits, sont d’un grand intérêt. Huit textes sont proposés – parmi lesquels il n’en manques qu’un d’importance, L’Ennemi de l’Europe –, depuis celui consacré à la jeunesse, datant de 1939, à Monde en Flammes (1961), son dernier écrit, en passant pas La Proclamation de Londres et Que se cache-t-il derrière la pendaison des onze juifs de Prague ?
Rien que pour ce dernier texte, qui étudie en profondeur les causes et les conséquences du procès de Slansky et de ses treize coïnculpés en novembre 1952, ce livre mérite d’être lu. En une dizaine de pages qui stupéfient par la profondeur de l’analyse et par sa résonance très actuelle, Yockey nous donnes les clés de la situation international contemporaine. Comme il l’avait fait dans L’Ennemi de l’Amérique (1955) que l’émergence des néo-conservateurs projette au coeur de notre temps. Ou La Proclamation de Londres qui proclamait son projet de résistance européenne, brossait avec lucidité un état des lieux, depuis considérablement aggravé : ” Il y a a un siècle, le libéral-communiste-démocrate Karl Marx et sa coterie déclarèrent une guerre horizontale à la Civilisation Occidentale, affirmant leur but d’en désagréger toutes les formes sociales, culturelles et politiques. L’Amérique est leur programme en cours de réalisation et son exemple montre à l’Europe ce que le régime libéral-communiste-démocrate des casseurs de Culture lui prépare pour les générations à venir. ”
Yockey, qui n’a jamais considéré le bolchevisme comme l’ennemi primordial, fut parmi les premiers à dénoncer l’alliance entre l’Amérique et le Sanhédrin ainsi que la détestable société américano-hollywoodienne. Considérant la Seconde Guerre Mondiale comme une croisade anti-europénne menée conjointement par le capitalisme et le communisme, il professait que ” seule l’intervention de l’Amérique a empêché l’Europe de détruire complètement la Russie bolchevique en tant qu’unité politique “.
Propos écrits, rappelons-le, par un Américain, immédiatement après la fin de cette guerre…
Jim Reeves
Rivarol
mai 2005
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